Avec l’arrivée du printemps, nombreuses sont les tentations de faire des changements dans son alimentation pour la fameuse « épreuve du bikini ». Oubliez tout de suite les régimes en tous genres – hypocaloriques, Dukan, Weight Watcher – et apprenez enfin à faire du bien à votre corps sur le long terme grâce à Aequis !

Ce nouveau concept-store, qui a ouvert en novembre dernier près de la gare Saint-Lazare à Paris, est le lieu idéal pour établir un vrai bilan alimentaire, en fonction de vos besoins et vos objectifs, et démarrer une mode de vie plus sain, plus équilibré.

Nous avons rencontré Bénédicte Costard pour lui poser quelques questions sur le concept et sur l’alimentation liée au sport. On espère que ses réponses vous seront aussi utiles qu’à nous !

« Que ton alimentation soit ta seule médecine. » Hippocrate

AA : Pouvez-vous nous décrire le concept Aequis en quelques phrases ?

BC : Aequis est né en novembre d’une idée simple : apporter dans un même endroit tous les outils nécessaire à une réforme alimentaire. Cela fait 10 ans que je suis dans la diététique et je me suis rendue compte que les gens avaient besoin d’être accompagnés. Au cours d’une consultation classique, on recommande des aliments, des livres, des compléments alimentaires et ce n’est pas toujours simple pour le patient de réunir tout ça. Là on se retrouve dans un endroit où le client peut avoir immédiatement tout sous la main, ce qui augmente l’observance. Qui plus est, au-delà de la consultation, le client peut juste revenir, pousser la porte pour poser une question. Il y a un vrai contact.
Chez Aequis, on associe service, produits et ateliers, ces derniers étant utiles pour les patients qui disent ne pas savoir cuisiner par exemple. On a voulu imaginer un concept de qualité, de bon sens, avec dans l’optique d’avoir un jour plusieurs boutiques et une vraie marque.

AA : Est-ce que vous pouvez décrire une 1e consultation classique ?

BC : Une consultation Aequis dure entre 45mn et 1h. Le client a en général déjà noté ce qu’il mange sur 3-4 jours. On fait d’abord une anamnèse, c’est-à-dire qu’on pose une série de questions pour mieux connaître le client, son mode de vie, ses maux, ses besoins, ce qu’il l’a amené ici. Si une cliente vient avant tout pour une perte de poids mais qu’elle annonce qu’elle a un trouble digestif chronique, il va falloir travailler là-dessus en premier. On essaye de faire le lien entre les différents troubles, d’expliquer aux gens pourquoi ils sont tout le temps fatigués etc. C’est un travail à la Sherlock Holmes ! C’est aussi important de comprendre le mode de vie du patient (seul ou avec enfants, disposant d’une cuisine équipée ou vivant dans un studio) afin de donner des conseils applicables pour tout modifier de façon durable, pour que ce soit compatible avec sa vie. Il faut qu’il prenne du plaisir, sinon ça ne dure pas. Puis on fait des recommandations personnalisées (aliments, compléments, livres etc.). Le client peut venir une seule fois ou plus s’il nécessite un suivi.

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AA : Que pensez-vous du végétarisme et du végétalisme dans le cadre de la pratique régulière d’un sport ?

BC : C’est possible mais il faut être très vigilant. Il faut mettre en place de quoi compenser l’absence de produits d’origine animale. Souvent on voit des jeunes filles qui nous arrivent épuisées car carencées en fer et en B12. Je recommande d’ailleurs aux femmes végétariennes ou vegan de faire doser leur ferritine une fois par an (auto-tests en vente libre en pharmacie). Parfois, malgré une pratique sportive elles s’arrondissent, car en raison de carence en certains acides aminées, elles ont des difficultés à se muscler. Il peut y avoir aussi des carences en omégas 3 pour les vegan car pas de consommation de petits poissons gras.
Donc en pratique, si on est végétarien/végétalien, il faut bien penser aux protéines végétales : légumineuses (falafels, houmous, purées de lentilles corail, salades de lentilles…), oléagineux, super aliments comme la spiruline, le moringa, la levure de bière et bien plus encore.

AA : Parmi toutes les tendances alimentaires (« sans gluten »,  « sans produits laitiers », « crudivorisme » …), est-ce que certaines vous paraissent dangereuses ?

BC : Le crudivorisme n’est clairement pas pour tout le monde ! Il faut manger du cru, mais ne manger que ça, ça peut fatiguer le système digestif car ça demande plus de travail. De manière générale, c’est toujours bien de ne pas tomber dans l’extrémisme.
La question du gluten est un problème pour le sportif, car on lui a toujours dit de manger des pâtes. Mais si le « sans gluten » est à la mode, c’est parce que ça n’a jamais été aussi nécessaire d’en parler ! Le blé a été énormément modifié en 50 ans (si on avait autant modifié un poulet, il aurait 24 cuisses !) Le problème est à la fois dans cette transformation excessive et dans l’abus : pain, pâtes, semoule, viennoiserie, pizza, gâteaux… A côté du 1% de coeliaques qui, eux, sont allergiques, il y a énormément d’intolérants. Cette intolérance revêt des symptômes très variables (migraines, troubles cutanés, troubles digestifs, troubles ORL, épuisement etc.) Mais les gens ne font pas le lien et chez le sportif, ça peut être catastrophique. Mon conseil est que, si vous avez un trouble chronique, faites le test d’arrêter quelques semaines pour voir les effets. Et mon conseil pour tous : diversifiez !
Pour les produits laitiers, c’est aussi problématique. En France, on n’avance pas vite sur ces sujets car la France est 2e producteur européen de blé et de lait. On nous dit qu’il faut consommer entre 700 et 1000mg de calcium par jour (selon les âges) alors que l’OMS en recommande 520mg. Cherchez l’erreur ? Qui plus est, on absorbe beaucoup moins bien le calcium animal que végétal, surtout quand il s’agit de produits UHT. En outre, le calcium ne va pas que dans les os, mais va aussi rigidifier les artères. Si vous voulez consommer des produits laitiers, pensez aux petits producteurs, au bio et aux produits aussi peu transformés que possible. Et diversifiez : des petites portions de brebis ou de chèvre et des boissons végétales.

En consultation, on s’applique à faire tomber les fausses idées reçues. L’idée d’Aequis est aussi d’éduquer les gens sur leur santé.

« Mon conseil pour tous : diversifiez ! »

AA : Quels sont les meilleurs aliments ou compléments pour une bonne récupération ?

BC : Le problème du sportif aujourd’hui, c’est qu’il ne voit l’alimentation que d’un point de vue macro nutritionnel : augmenter mes calories car je brûle plus, des protéines pour faire du muscle et des glucides comme carburant. Tout cela est vrai mais il oublie souvent l’aspect micro nutritionnel, à savoir les vitamines, minéraux, oligo-éléments, anti-oxydants qui font fonctionner la cellule. Le sportif perd beaucoup en vitamines et minéraux par la sueur, et crée beaucoup d’acides. Il compensera ses pertes et désacidifiera son corps en mangeant des légumes frais et de saison. Sans cela, l’organisme ira puiser ses minéraux dans ses tissus (muscles, tendons, os) ce qui les fragilisera (microfractures, tendinites…)

Par exemple, un sportif va vouloir ingérer des protéines et va ainsi choisir un blanc de dinde sous vide, et va l’accompagner de légumes (haricots verts trop cuits) et de féculents (Ebly). En calories et en macro nutriments, on est bon, mais en terme de micro nutriments, il n’y a rien ! C’est en partie pour cette raison qu’aujourd’hui les sportifs sont traités pour des tendinites à répétition ou des problèmes digestifs fréquents. Donc on va essayer d’apporter de vraies protéines de qualité, des légumes frais et du cru, de bonnes graisses et de bonnes huiles, des féculents complets, légumineuses et super aliments etc. Veillez à remettre de la densité nutritionnelle dans l’assiette.

Les compléments alimentaires sont importants aussi, comme le Q10 dans le sport haut niveau pour réparer les tissus, mais aussi du magnésium en période de stress, des probiotiques pour le système digestif, des omégas 3, vitamine D en hiver etc. Même avec une alimentation équilibrée, le complément est important.

AA : En général, quelles sont les erreurs à éviter pour une sportive ?

BC : Ce que je vois, ce sont les femmes qui vont faire du sport sur le midi et  qui vont ensuite manger rapidement une préparation hyper protéinée à base de lactoserum. Il faut s’organiser pour manger et manger bien. De même, il y a ces femmes qui ne vont pas faire de pause de la journée, courir partout sans manger ni même boire de l’eau, et qui en fin de journée, vont s’imposer une séance de sport intense. Résultat ? Mal de tête, infections urinaires, tendinites … Les gens maltraitent leurs corps et ne font pas le lien entre leurs maux et leur mode de vie. Après, nous ne sommes pas tous égaux et n’avons pas tous le même capital minéral au départ. Nous pouvons l’épuiser comme nous pouvons faire le choix d’en prendre soin !

Pour en savoir plus sur les secrets d’une bonne alimentation, n’hésitez pas à vous rendre chez Aequis pour une consultation personnalisée !

Aequis
14, rue de Clichy 75009 Paris
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